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Selon l'Organisation mondiale de la Santé (WHO), environ 600 millions de personnes tombent malades et 420 000 décèdent chaque année à cause de maladies d'origine alimentaire. Les coûts liés à la perte de productivité, au commerce et aux traitements médicaux s'élèvent annuellement à 110 milliards de dollars US.
Le commerce mondial de produits alimentaires a triplé au cours de la dernière décennie et, par conséquent, la complexité de la gestion des chaînes d'approvisionnement a considérablement augmenté. Des normes et des réglementations strictes en matière de sécurité alimentaire sont indispensables pour garantir que les aliments restent sûrs et propres à la consommation tout au long de leur parcours dans la chaîne d'approvisionnement longue et complexe : de la ferme à la table.
Les réglementations en matière d'hygiène alimentaire varient selon les pays, mais elles régissent généralement la manipulation, la transformation, le stockage, la prévention de la contamination et l'étiquetage des aliments durant ce trajet vers le consommateur.
À l'échelle mondiale, l'organe consultatif le plus important pour les normes alimentaires est la Codex Alimentarius Commission (CAC), gérée conjointement par la FAO et la WHO. La CAC compte 188 pays membres et élabore des normes alimentaires internationales coordonnées fondées sur des principes scientifiques, comprenant 223 normes de sécurité alimentaire et 78 lignes directrices.
L'Organisation mondiale du commerce (WTO) encourage vivement ses États membres à utiliser les normes alimentaires du Codex comme point de référence afin d'éviter à la fois les coûts inutiles et les obstacles au commerce. Bien qu'il ne s'agisse que de recommandations, les normes du Codex servent dans de nombreux cas de base aux législations nationales.
Bien que les normes et lignes directrices alimentaires du Codex soient hautement recommandées aux pays membres, les transformateurs et fabricants de produits alimentaires en Europe sont régis par une combinaison complexe de réglementations légales et de normes de sécurité commerciales volontaires (mais attendues).
Depuis 2026, le cadre juridique pour la fabrication et la vente de produits alimentaires en Europe est centré sur le principe de la sécurité « de la ferme à la table ». Vous ne pouvez pas légalement vendre de denrées alimentaires en Europe si vous ne répondez pas aux exigences de la législation de l'UE :
Depuis le dévoilement de la stratégie européenne en matière de durabilité — The Green Deal — en 2019, le paysage législatif régissant la sécurité alimentaire a considérablement changé. The Green Deal est la feuille de route qui doit faire de l'Europe le premier continent climatiquement neutre d'ici 2050, en contraignant les législateurs et les normes privées à donner la priorité à la durabilité.
Au cœur du Green Deal se trouve la stratégie Farm to Fork, publiée en 2020. Il s'agit du document le plus critique pour l'industrie agroalimentaire, car il fixe un objectif contraignant de réduction de 50 % de l'utilisation et des risques des pesticides chimiques d'ici 2030.
Farm to Fork n'a pas réécrit les réglementations existantes en matière de sécurité alimentaire, mais a imposé une interprétation plus stricte du terme « les nuisibles doivent être maîtrisés » figurant à l'Annex II du Regulation (EC) No 852/2004.
L'accent a été déplacé de la lutte de routine vers la Integrated Pest Management (IPM), en parfaite adéquation avec l'objectif de réduction de 50 % de l'usage des pesticides. La Biocidal Products Regulation (BPR) a en outre entraîné une vague d'abandons progressifs de substances chimiques au profit de produits à faible risque.
Entre 2022 et 2023, des mises à jour majeures des normes sectorielles (BRCGS Issue 9, IFS Food v8 et EU GMP Annex 1) ont également été publiées pour s'aligner sur ces objectifs du Green Deal et de Farm to Fork, privilégiant la IPM aux traitements chimiques. La IPM n'est plus simplement une « bonne pratique » ; elle constitue désormais une base obligatoire. Les entreprises alimentaires doivent maintenant prouver légalement qu'elles ont épuisé toutes les méthodes de lutte non chimiques avant d'être autorisées à utiliser des appâts toxiques.
Lors de l'International Forum on Food Safety and Trade en 2019, la FAO, la WHO et la WTO ont publié une déclaration commune affirmant que : « La technologie, y compris l'utilisation des "big data", permet de meilleurs outils et méthodes de détection, d'investigation, de suivi et de surveillance pour l'évaluation des risques liés à la sécurité alimentaire. »
Cela se reflète dans les changements apportés aux réglementations européennes sur la sécurité alimentaire. La technologie digitale n'est plus un domaine « pionnier » ou une « opportunité » — c'est une nécessité stricte pour une mise en conformité correcte. Étant donné que le EU Green Deal exige des preuves de IPM, les systèmes digitaux de lutte contre les nuisibles qui surveillent en permanence, réagissent instantanément et génèrent des rapports immédiats sont désormais essentiels.
Une surveillance à distance 24h/24 et 7j/7 via un réseau de capteurs connectés répond aux exigences de surveillance et de détection précoce de la IPM. Cela garantit que les techniciens sont alertés dès qu'un nuisible est détecté, au lieu d'attendre une inspection mensuelle. Cette visibilité en temps réel permet des interventions ciblées, ce qui réduit considérablement la dépendance aux traitements chimiques à large spectre et contribue ainsi directement à l'objectif de réduction des pesticides du EU Green Deal.
Conclusion L'évolution de la législation européenne, portée par le EU Green Deal et la stratégie Farm to Fork, a fait passer la lutte contre les nuisibles digitale d'un concept pionnier à une nécessité de conformité IPM. Des systèmes tels que PestConnect et myRentokil de Rentokil se positionnent en leaders de la durabilité en minimisant le recours aux méthodes chimiques traditionnelles.
Nos interventions ciblées, guidées par une surveillance précise et des informations basées sur les données, permettent une approche proactive qui prévient les infestations avant qu'elles ne s'aggravent. Cela réduit considérablement le besoin de traitements chimiques étendus. En adoptant une philosophie IPM et en mettant l'accent sur l'étanchéité et la prévention, PestConnect favorise une approche plus efficace et durable de la lutte contre les nuisibles.
Une surveillance numérique des nuisibles fondée sur la technologie et les données, pour des solutions de lutte contre les nuisibles efficaces et conformes aux réglementations.