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La Belgique abrite différentes espèces de guêpes, de frelons, d’abeilles et de bourdons. Certaines, comme la guêpe commune, le frelon européen et le frelon asiatique, peuvent devenir gênantes lorsqu’elles nichent à proximité des personnes. Les abeilles, les bourdons et les abeilles solitaires sont quant à eux des pollinisateurs essentiels pour la biodiversité. Une identification correcte de l’espèce permet d’adopter les mesures appropriées tout en protégeant les insectes utiles.
En Belgique, on rencontre de nombreuses espèces de guêpes, d’abeilles et de bourdons. La plupart sont des insectes utiles et jouent un rôle essentiel dans la nature. Les abeilles et les bourdons sont d’importants pollinisateurs, tandis que les guêpes et les frelons contribuent à réguler d’autres insectes.
Certaines espèces peuvent toutefois occasionner des nuisances ou présenter un risque lorsqu’elles construisent leur nid à proximité des habitations, des terrasses, des entreprises, des écoles ou des établissements horeca. Les guêpes sociales et les frelons, en particulier, peuvent adopter un comportement défensif lorsque leur nid est dérangé.
Une identification correcte est donc essentielle. Guêpes, frelons, abeilles domestiques, bourdons et abeilles solitaires diffèrent fortement par leur comportement, leur mode de nidification et les risques qu’ils présentent. L’approche à adopter dépend donc de l’espèce concernée.
Les guêpes et les frelons ont généralement un corps plus lisse, une taille bien marquée et une coloration jaune et noire ou brun rougeâtre bien visible. Ils nourrissent souvent leurs larves avec des insectes et peuvent être attirés, en fin d’été, par les aliments sucrés.
Les abeilles et les bourdons sont en général plus velus et récoltent principalement du nectar et du pollen. Ils jouent un rôle majeur dans la pollinisation des plantes. Les abeilles domestiques vivent en grandes colonies, tandis que de nombreuses abeilles sauvages mènent une vie solitaire.
Les frelons sont en réalité de grandes guêpes. En Belgique, on rencontre notamment le frelon européen et le frelon asiatique, une espèce invasive. Ce dernier fait l’objet d’une attention particulière, car il peut représenter une menace pour les abeilles domestiques et d’autres insectes pollinisateurs.
La guêpe commune est l’une des espèces de guêpes les plus fréquentes en Belgique. On l’observe souvent dans les jardins, autour des terrasses ainsi qu’à proximité des déchets ou des aliments sucrés.
La guêpe commune présente un corps rayé de jaune et de noir, avec une taille fine bien marquée. Le dessin de la tête et de l’abdomen peut aider à identifier l’espèce, même s’il ressemble fortement à celui d’autres guêpes sociales.
Les jeunes reines passent l’hiver dans des endroits abrités. Au printemps, elles redeviennent actives et commencent à construire un nouveau nid. Les premières larves se développent en ouvrières, qui prennent ensuite en charge l’agrandissement du nid et la recherche de nourriture.
En été, la colonie se développe fortement. À la fin de l’été et en automne, de nouvelles reines et des mâles sont produits. Après l’accouplement, l’ancienne reine, les ouvrières et les mâles meurent généralement. Seules les jeunes reines fécondées survivent à l’hiver.
Les guêpes communes construisent des nids en papier à partir de fibres de bois mâchées. Ces nids peuvent se trouver dans le sol, dans les murs creux, sous les toitures, dans les greniers ou dans d’autres cavités abritées.
Elles capturent des insectes pour nourrir leurs larves et, plus tard dans la saison, elles sont souvent attirées par les boissons sucrées, les fruits, les pâtisseries et les déchets. Elles peuvent piquer à plusieurs reprises, surtout lorsque le nid est dérangé.
Le frelon européen est la plus grande espèce de guêpe indigène en Belgique. Malgré sa taille impressionnante, il est généralement moins agressif qu’on ne le pense, tant que le nid n’est pas dérangé.
Le frelon européen est nettement plus grand qu’une guêpe commune. Les ouvrières mesurent généralement entre 18 et 25 mm, tandis que les reines peuvent atteindre environ 35 mm. Il présente une tête et un thorax brun rougeâtre, un abdomen jaune rayé de brun et des ailes aux reflets rougeâtres.
Au printemps, une reine ayant hiverné commence à construire un nouveau nid. Les premières ouvrières apparaissent plus tard dans la saison et prennent en charge l’agrandissement du nid ainsi que l’approvisionnement en nourriture. À la fin de l’été, de nouvelles reines et des mâles sont produits. La colonie disparaît généralement à l’automne ; seules les jeunes reines fécondées survivent à l’hiver.
Les frelons européens construisent leur nid dans des endroits abrités, comme les arbres creux, les greniers, les hangars, les murs creux ou d’autres cavités. Le nid est constitué d’un matériau semblable à du papier.
Ils chassent des insectes et se nourrissent également de sève et d’autres sources sucrées. Ils adoptent surtout un comportement défensif à proximité immédiate du nid. Leur piqûre est douloureuse et peut être dangereuse chez les personnes allergiques.
Le frelon asiatique est une espèce invasive également présente en Belgique. Cette espèce fait l’objet d’une attention particulière, car elle chasse les abeilles domestiques ainsi que d’autres insectes.
Le frelon asiatique a un corps majoritairement sombre. Son thorax est noir, son abdomen est en grande partie foncé avec une bande orange-jaune bien visible, et ses pattes sont sombres avec les extrémités jaunes. Il est généralement un peu plus petit que le frelon européen, mais plus grand qu’une guêpe commune.
Une reine fécondée passe l’hiver à l’abri et commence au printemps la construction d’un nid primaire dans un endroit protégé. Plus tard dans la saison, la colonie peut se déplacer ou s’agrandir dans un nid secondaire plus grand, souvent situé en hauteur dans un arbre ou dans un autre endroit abrité.
À la fin de l’été et en automne, de nouvelles reines et des mâles sont produits. La colonie disparaît en hiver ; seules les jeunes reines fécondées peuvent survivre à l’hiver et fonder de nouveaux nids l’année suivante.
Les frelons asiatiques chassent d’autres insectes, notamment les abeilles domestiques. Ils peuvent s’attaquer aux ruches en effectuant un vol stationnaire devant l’entrée afin de capturer les abeilles qui reviennent.
Les nids peuvent être volumineux et se trouvent souvent en hauteur dans les arbres, mais ils peuvent aussi être installés sur des bâtiments ou dans des arbustes. L’espèce adopte surtout un comportement défensif à proximité du nid. En cas de suspicion de nid, il est recommandé de faire appel à un professionnel.
L’abeille domestique est une abeille sociale qui vit en grandes colonies. C’est un pollinisateur essentiel, souvent élevé par les apiculteurs.
Les abeilles domestiques sont brunes à brun doré et recouvertes de poils. Leur coloration jaune et noire est moins vive que celle des guêpes. Leur corps est plus compact et plus velu, ce qui permet au pollen de s’y accrocher facilement.
Une colonie d’abeilles domestiques se compose d’une seule reine, de nombreuses ouvrières et, en saison, de mâles appelés faux-bourdons. La reine pond les œufs, tandis que les ouvrières assurent les soins au couvain, la récolte de nourriture, l’entretien du nid et la défense de la colonie.
Au printemps ou au début de l’été, une partie de la colonie peut essaimer avec une reine, donnant ainsi naissance à une nouvelle colonie. Contrairement aux colonies de guêpes, l’ensemble de la colonie d’abeilles domestiques passe l’hiver.
Les abeilles domestiques récoltent du nectar et du pollen. Elles construisent des rayons verticaux en cire et peuvent s’installer dans des ruches, des arbres creux ou parfois dans des cavités de bâtiments.
Elles ne piquent généralement que lorsqu’elles se sentent menacées ou lorsque la colonie est perturbée. En cas d’essaim ou de nid d’abeilles, il est recommandé de contacter un apiculteur ou un service spécialisé.
Les bourdons sont de grandes abeilles fortement velues. Ce sont des pollinisateurs importants, que l’on observe fréquemment sur les fleurs dans les jardins, les parcs et les zones agricoles.
Les bourdons ont un corps trapu, arrondi et très velu. De nombreuses espèces présentent une coloration noire et jaune, parfois complétée de blanc, d’orange ou de rougeâtre. Leur taille varie selon l’espèce et selon la caste.
Une jeune reine passe l’hiver dans un endroit abrité. Au printemps, elle recherche un site de nidification, par exemple un ancien terrier de souris, un espace sous l’herbe, dans la mousse ou dans une cavité. Elle pond des œufs et élève les premières ouvrières. Plus tard dans la saison, de nouvelles reines et des mâles sont produits.
À la fin de la saison, la colonie disparaît. Seules les jeunes reines fécondées survivent à l’hiver.
Les bourdons sont généralement peu agressifs et ne piquent que lorsqu’ils se sentent menacés, coincés ou lorsque leur nid est dérangé. Ce sont des pollinisateurs très efficaces, qui jouent un rôle essentiel dans la biodiversité.
Les abeilles solitaires ne forment pas de grandes colonies comme les abeilles domestiques ou les bourdons. Chaque femelle construit son propre nid et s’occupe elle-même de ses cellules de ponte.
Les abeilles solitaires sont très variées. Certaines ressemblent à de petites abeilles domestiques, d’autres sont plus sombres, présentent des reflets métalliques ou sont fortement velues. Parmi les groupes les plus connus figurent notamment les osmies, les abeilles des sables et les abeilles coupeuses de feuilles.
La femelle pond ses œufs dans des cellules de ponte séparées. Elle approvisionne chaque cellule avec une réserve de pollen et de nectar destinée à la larve. Selon l’espèce, les abeilles solitaires nichent dans des tiges creuses, de petits trous dans le bois, la terre argileuse, les sols sablonneux ou les joints de maçonnerie.
De nombreuses espèces hivernent à l’état de larve, de pupe ou d’adulte à l’intérieur du nid.
Les abeilles solitaires n’essaiment pas et ne défendent pas un grand nid collectif. Elles piquent rarement et ne présentent généralement aucun risque pour l’être humain. Ce sont des pollinisateurs très utiles.
L’osmie cornue est une abeille solitaire présente en Belgique que l’on observe souvent dans les jardins, en particulier là où se trouvent des nichoirs ou des hôtels à insectes.
L’osmie cornue ne ressemble pas toujours de manière frappante à une abeille domestique. Elle est généralement velue, avec une tête et un thorax sombres et un abdomen brun rougeâtre. Les femelles possèdent de petites cornes sur la tête, ce qui a donné son nom à l’espèce.
Les femelles nichent dans des cavités existantes, comme des tiges creuses, des trous déjà présents dans le bois ou des nichoirs. Dans chaque cellule de ponte, elles déposent un œuf près d’une réserve de nourriture composée de pollen et de nectar. Les jeunes abeilles se développent dans le nid et apparaissent généralement au printemps suivant.
Cette espèce est un pollinisateur utile et n’est pas agressive. Elle n’essaime pas et ne cause normalement aucune nuisance.
La xylocope violette est une grande abeille solitaire que l’on observe de plus en plus souvent en Belgique. Il ne faut pas la confondre avec la xylocope de Virginie (Xylocopa virginica), une espèce nord-américaine qui n’est pas indigène en Belgique.
La xylocope violette est une abeille de grande taille et de couleur sombre, avec un corps noir à bleu-noir et des ailes souvent irisées de reflets bleu-violet. Son gabarit impressionnant peut susciter l’étonnement, mais elle est généralement peu agressive.
La femelle creuse des galeries de nidification dans le bois mort, altéré ou tendre. Elle y aménage plusieurs cellules de ponte dans lesquelles elle dépose un œuf accompagné d’une réserve de nectar et de pollen. Le développement, de l’œuf à l’abeille adulte, dure plusieurs semaines selon les conditions environnementales et la température.
La xylocope violette visite les fleurs pour récolter du nectar et du pollen. Elle utilise principalement du bois mort ou dégradé pour établir son nid et ne représente généralement pas un risque structurel important pour les bâtiments. Les femelles peuvent piquer, mais elles le font rarement et uniquement lorsqu’elles sont manipulées ou fortement menacées.
Un nid de guêpes sociales ou de frelons peut présenter des risques lorsqu'il se trouve à proximité des personnes, par exemple près d'une habitation, d'une école, d'un bureau, d'un établissement de restauration ou d'un entrepôt. Il est fortement déconseillé de tenter de retirer ou de perturber un nid actif soi-même. Les guêpes et les frelons peuvent défendre leur colonie et piquer à plusieurs reprises.
Les abeilles, les bourdons et les abeilles solitaires sont des pollinisateurs précieux qui ne nécessitent généralement pas de traitement ou de lutte. En présence d’un essaim d’abeilles ou si vous suspectez la présence d’un nid d’abeilles domestiques, il est préférable de contacter un apiculteur ou un service spécialisé. Les nids de bourdons et les abeilles solitaires peuvent souvent être laissés tranquilles lorsqu’ils ne présentent aucun risque direct.
La présence de guêpes aux abords des maisons ou des terrasses de café et de restaurant importune les clients, crée souvent un vent de panique et peut parfois s’avérer dangereuse.